[ALTER-] Prospective

Des gaz à effet de serre dans nos assiettes

jeudi 22 mai 2008 par Ronan

Voici quelques actions alimentaires à mettre en place au quotidien pour protéger notre climat :

Consommons des aliments produits localement

Les produits locaux émettent moins de gaz à effet de serre pour leur transport. Pensons par exemple aux Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) qui rassemblent des agriculteurs et des consommateurs, et permettent de consommer des produits locaux.

alliancepec.free.fr

Consommons des fruits et des légumes de saison

Les fruits et légumes de saison sont moins consommateurs d’énergie. Evidemment, avoir un large choix de fruits et légumes en toutes saisons est agréable mais il faut aussi savoir que c’est plus polluant. En plus, les fruits et légumes de saison sont souvent moins chers et bien meilleurs.

Evitons les emballages inutiles

Le seul emballage qui ne pollue pas est celui qui n’est pas utilisé ! Consommons des aliments en vrac et buvons de l’eau du robinet.

Achetons des produits « non calibrés »

Les circuits de commercialisation actuels génèrent un pourcentage élevé de déchets dans les champs ou dans les supermarchés car les consommateurs ou les commerciaux veulent des fruits et légumes esthétiquement parfaits.

Réduisons notre consommation de viande

La viande est très émettrice en GES. Privilégions les viandes de volailles aux viandes rouges. De plus, il n’est pas nécessaire de manger de la viande à tous les repas : deux à trois fois par semaine suffisent pour une alimentation équilibrée.

Limitons la consommation de plats congelés et préparés

Les plats congelés et plats préparés sont très gourmands en énergie. Allons faire nos courses à proximité de chez nous

Evitons de parcourir des kilomètres en voiture et d’émettre des quantités importantes de gaz à effet de serre. Quand nous pouvons, allons faire nos achats en transports en commun, à pied ou à vélo.

Maîtrisons nos consommations énergétiques à la cuisine

Il est possible, grâce à quelques gestes simples,de réduire nos consommations énergétiques à la cuisine. Privilégions par exemple les appareils électroménagers de classe A ou B (consommation 3 fois moins importante), dégivrons régulièrement notre congélateur (économie de 30% d’énergie) ou pensons à couvrir nos casseroles (économie de 30% d’énergie).

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GES dans nos assiettes

Se nourrir est vital, protéger le climat de notre planète doit l’être aussi

L’alimentation est un poste important dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) de chaque citoyen car, en moyenne, un repas équivaut à émettre 3 kg équivalent CO2.1 Cela s’explique par le fait qu’un aliment engendre des émissions de GES pour le cultiver ou le produire, le transformer, le conserver, l’emballer et le transporter avant d’arriver enfin dans notre assiette. À toutes ces étapes du processus de fabrication, les émissions de GES sont importantes, notamment celles provoquées par l’utilisation de l’énergie. Une partie de l’énergie consommée à la maison est également liée à l’alimentation : réfrigérateur, congélateur, plaques ou four pour la cuisson, sans oublier d’autres appareils électroménagers.

1- Équivalent CO2 :mesure des émissions de tous les gaz à effet de serre en les rapportant à l’unité CO2. Ainsi 1 Kg de méthane = 21 Kg de CO2 et 1 Kg de protoxyde d’azote = 310 Kg de CO2.

Exemple : Itinéraire d’un steak haché et émission de gaz à effet de serre (GES)

Agriculture

En agriculture, les émissions de GES sont principalement dues à trois d’entre eux :

* Le protoxyde d’azote (N2O) issu des sols agricoles du fait des engrais azotés qui sont épandus pour maximiser le rendement des cultures. * Le méthane (CH4) émis par l’élevage : les ruminants (vaches, moutons, chèvres) ont une digestion avec 4 estomacs qui les fait rejeter du méthane (pets et rots). * Le dioxyde de carbone (CO2) est produit par l’utilisation de carburant pour les engins agricoles, pour chauffer les serres et les bâtiments d’élevage et pour la fabrication des engrais. L’agriculture a par ailleurs la possibilité de capter et stocker le CO2 dans les forêts et les sols.

Transformation

Plus le produit alimentaire est transformé, plus cela est coûteux en énergie et gaz frigorigène – puissant GES – pour la conservation.

Emballage

Plus des deux tiers des emballages que nous consommons sont des emballages alimentaires. Or, ils demandent beaucoup d’énergie pour être fabriqués et retraités.

Conservation

Certains aliments comme les surgelés ont un impact important sur le climat car, pour les conserver, il faut les maintenir à basse température (de la production à la consommation). Le principal problème réside donc dans les fuites de gaz frigorigène (gaz fluorés qui sont de puissants GES).

Transport

Le transport des produits alimentaires sur des milliers de kilomètres pour les amener aux consommateurs contribue fortement aux émissions de GES.

* Transport entre le producteur, transformateur et lieu de vente : selon les modes de transport, les aliments auront une note plus ou moins salée en GES. Ainsi, le transport par avion est environ 40 fois plus émetteur que le transport par bateau ! Le transport routier (camions) est 4 fois plus émetteur que le transport ferroviaire et 6 fois plus que le transport fluvial.

* Transport des aliments du lieu de vente au domicile : faire ses courses en voiture est 3 fois plus polluant que de prendre les transports en communs. Le vélo et la marche, quant à eux, n’émettent aucun gaz à effet de serre !

* Crédits réalisé par l’ADEME d’après le dépliant conçu par le RAC-F avec le soutien de l’ADEME * Texte : Réseau Action Climat-France * Graphisme pour la version papier : Atelier des grands pêchers (atelierdgp@wanadoo.fr) * Illustrations : Pascal Vilcollet
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